07 septembre 2009
pas de bol
le week-end prochain je serai en france et je vais donc rater l'événement londonien le plus cool de l'année: le festival de tricot!
27 août 2009
joie
Cet après-midi dans une rue en bas de chez moi j’ai découvert :
- un magasin qui vend des lampes en forme de lapin, de canard et d’oie
- un magasin qui vend des haribo à foison, y compris des fils rouges*
- un magasin qui vend des meubles et un blaireau empaillé
*ayant rapporté la chose suivante de l’usine haribo de marseille, je devrais pouvoir me passer des services de ce commerçant pendant encore quelques jours:
06 août 2009
apocalypse
Je suis allée voir Antichrist; quand j'en suis sortie le déluge avait commencé. La rue que mon ami google maps m'avait conseillé de prendre étant fermée, j'ai du improviser, ce qui m'a permis de traverser une tripotée de chantiers déserts et de terrains vagues non identifiés, sous une pluie de plus en plus torrentielle. Là je pense que le diable pourrait apparaître à ma fenêtre et m'annoncer que la fin du monde est pour ce soir, je ne cillerais pas
05 août 2009
cheap
Les anglais nourrissent une passion inextinguible pour des expressions françaises (dijà-vou, à la môde et autres cwème de la cwème) en général désuètes dans leur langue d'origine, et employées à contresens dans leur langue d'adoption. Dans les deux cas suivants cependant, l'expression est utilisée à bien meilleur escient que pour la succursale parisienne du même nom:


04 août 2009
l'angoisse 3
En bas de chez moi il y a une épicerie fine qui vend des fruits et légumes bio, des gâteaux et des scones faits maison, du vrai pain et surtout DU VRAI FROMAGE
Et je passe devant tous les matins et tous les soirs
Et ils ferment à minuit
Je suis fichue
27 juillet 2009
l'angoisse 2
par ailleurs j'ai découvert des scones en vente libre au supermarché - autant dire que toute vélléité de petit-dejeuner sain est d'avance vouée a l'echec
l'angoisse
mon ordi du bureau étant un mac, j'ai donc un accès illimité a photobooth
et ma boss n'est pas la pendant 2 semaines...
05 mai 2009
Revenus et Douanes de Sa Majesté
Je viens de faire un tour sur le site des impôts anglais et j'ai l'impression de sortir tout droit de la maison qui rend fou dans les Douze Travaux d'Astérix (en plus absurde). J'ai appris par exemple que sont exempts des charges sociales de catégorie 4 les partenaires dormants, et les plongeurs / superviseurs de plongée (mais seulement certains d'entre eux). Les pêcheurs, quant à eux, doivent payer les charges sociales de catégorie 2, mais à un tarif spécial (65 pence de plus que le reste du monde, allez savoir pourquoi). Du coup, je me réjouis de ne pas avoir fait carrière dans la pêche, mais je déplore un peu mon inaptitude absolue à plonger autrement que comme ceci:

01 mai 2009
biblio
Un des tarés notoires de la bpi est assis à quelques mètres de moi. C’est le spécimen « cheveux longs et gras – marcel – visage anormalement large », qui lors de ma dernière visite ici il y a deux ans, était assis exactement au même endroit. Depuis cette époque cependant, il s’est équipé d’un ordinateur et d’un casque, ce qui tranche un peu avec son look de catcheur. Pour compléter ce tableau absurde, un ouvrage intitulé Etudes Latines est posé à sa droite, et à sa gauche il y a une pile de livres dont je n’arrive pas à déchiffrer les titres (ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais mes plissements d’yeux en sa direction m’ont juste valu un regard haineux accompagné d’un soupir à décorner un bœuf).
Ma voisine vient de réussir à se connecter au wifi, et subséquemment de recevoir une « pairing request » Bluetooth d’un inconnu lui annonçant: « tu es ma plus belle muse ». Nous redoutons que ce message provienne du catcheur latiniste, et un coup d’œil dans sa direction suffit à confirmer nos craintes : il est en train de nous adresser un sourire malicieux.
Le lendemain, il est fidèle au poste, mais pas à son sujet d’étude : d’après les livres empilés à côté de son ordinateur (Les enjeux du paysage et L’hymne à l’univers), son cœur balance entre le paysagisme et la cosmogonie. Du coup, j’envisage moi aussi de changer de sujet et d’écrire un mémoire sur les tarés de la bpi (deuxième chapitre : le spécimen « vieillard qui griffonne frénétiquement des signes incompréhensibles sur un minuscule carnet »).
04 avril 2009
london 5 - paris 5
scène typique devant la dernière boîte parisienne à la mode (un cagibi):
le videur - c'est un club privé, il faut être invité
un random mec - mais vous m'avez laissé entrer tout à l'heure, je suis juste sorti fumer une clope!
le videur (d'un air placide) - je t'ai jamais vu de ma vie
le random mec (d'un air un peu moins placide) - alors laissez-moi au moins aller chercher ma copine avec qui je suis entré tout à l'heure!
le videur - j'ai dit non, essaie pas de tricher avec moi
le pote du videur - ouais essaie pas de tricher avec lui hein!
Le snobisme insoutenable des boîtes parisiennes ne m'avait pas manqué à londres, mais je le retrouve néanmoins avec beaucoup de plaisir
PS: le processus parfaitement arbitraire de sélection opéré par le videur a joué en ma faveur, puisque je suis rentrée illico, sous les yeux exorbités du random mec


